de l’eau

Le Feu, mon Amour
fleur subtile
de couleurs et d’ombres
m’a dit tendrement

toi, moi, nous

Dans la nuit des corps s’habillent de peaux
Puis, douceurs étranges,
la vie fait tomber nos manteaux

Le Labyrinthe a filé nos ombres en filigranne
surgies de l’étonnant tissu
de cet Infini, Nous
Nous voilà revenus

Je vois la lune et le nuage grimpant
s’accrocher
découpés dans le soir
sur l’arbre des oiseaux
murmurer dans le noir

L’âme heureuse
je vois tes cheveux
sur le jour et puis sous la neige
ton coeur et puis le soleil
le frisson de ta main
brûle, brûle sur l’aurore
encore et encore

Tout me dit tendrement
Toi, moi, nous
Nous que le crépuscule adore
Sans un bruit sur nos lèvres
il murmure un instant
nos baisers sur demain
Tout, tout me dit, chuchotant
doux et serein

Ici je ne mets rien sur le tableau
car tout se tient deja,
nu,
simple et beau.

Comme la fleur qui chante, belle et sûre,
sur le rocher du torrent
tous ces matins

roses suspendues

Maintenant m’endormir
de lumière et de chaud
Ta voix dans le silence
dans ce ciel qui me dit

Ma Belle Magicienne
dans tes yeux lentement
je te vois je souris
dans cet océan gris
et sous la pluie du sommeil qui m’enveloppe
se confond ton echo
dans les étoiles encore
encore et encore
un doux baiser de l’eau

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